Les moyennes annuelles les plus élevées sont relevées en zone rurale et en périphérie urbaine
Les concentrations annuelles en ozone sont fortement dépendantes des conditions météorologiques de l’année et plus particulièrement de la période estivale puisque l’ozone est le résultat de la transformation chimique de polluants dits "précurseurs" sous l’action du rayonnement solaire et de la chaleur. Les polluants précurseurs sont essentiellement émis par le trafic routier et les industries. Près des voies de circulation, le niveau annuel d’ozone reste faible car certains polluants présents dans les gaz d’échappement le détruisent. Il augmente en milieu urbain lorsque l’on s’éloigne des axes routiers. Les concentrations moyennes annuelles les plus élevées sont mises en évidence sur les sites ruraux et périurbains. Les moyennes les plus élevées sont ainsi mesurées par les stations rurales de Peyrusse-Vieille dans le Gers (66 microgrammes par mètre cube), Bélesta-en-Lauragais (65 microgrammes par mètre cube) et Gaudonville (64 microgrammes par mètre cube). L’ozone est un polluant qui peut être transporté par le vent sur de longues distances. En revanche, les maxima horaires et le nombre de dépassements de l’objectif de qualité les plus importants sont mesurés en zone urbaine ou périurbaine. En 2010, la procédure d’information du public a été déclenchée sur prévision pour la journée du 8 juillet en Haute-Garonne, dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et en Ariège.
Une journée de procédure d’information en 2010 En 2010, le réseau de surveillance de l’ozone est constitué de seize sites. Ce polluant est essentiellement surveillé dans les agglomérations, puisque huit sites sont implantés en zone urbaine (Toulouse, Albi, Castres, Tarbes et Lourdes) et cinq sites en zone périurbaine (Toulouse, Albi et Montauban). Enfin, ce polluant est mesuré par trois stations de mesures rurales implantées en Haute-Garonne (Bélesta-en-Lauragais) et dans le Gers (Gaudonville et Peyrusse-Vieille).
En 2010, la procédure d’information du public a été déclenchée sur prévision pour la journée du 8 juillet en Haute-Garonne, dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et en Ariège. Bien que ce bilan semble assez positif en terme d’épisodes de pollution photochimique pour cet été 2010, il ne doit pas occulter l’objectif à long terme fixé par la réglementation concernant la protection de la santé humaine. Ainsi, il faudrait que l’objectif de qualité de 120 μg/m3 en moyenne sur 8 heures ne soit plus dépassé. Or, au cours de cet été 2010, aucune station de mesures de l’ozone de la région n’a respecté cet objectif, ce qui indique que les niveaux moyens d’ozone restent élevés. La station rurale de Peyrusse-Vieille est celle qui met en évidence la moyenne annuelle la plus élevée en 2010 (66 μg/m3) ; cependant, pour ce qui est de la valeur cible et de l’objectif de qualité concernant la protection de la santé humaine, les dépassements des 120 μg/m3 en moyenne glissante sur 8 heures sont nettement moins nombreux à Peyrusse-Vieille, en situation rurale, qu’en situation urbaine et périurbaine. La concentration maximale en moyenne horaire est mesurée sur le site périurbain de Mongiscard-Sicoval avec 191 μg/m3 mais, en nombre de dépassements des 120 μg/m3, la station urbaine Mazades de Toulouse apparaît la plus exposée avec 32 jours de dépassements.
Rappel : 1 µg/m3 = 1 microgramme par mètre cube = 1 millionième de gramme de polluant par mètre cube d'air