Après la diminution des niveaux de concentration en dioxyde d’azote initiée à la fin des années 90 par les avancées technologiques, on constate depuis quelques années une stabilité de ces concentrations en sites périurbains, urbains et trafic. On note même, depuis 2005, une légère augmentation du niveau de dioxyde d’azote pour l’une des stations trafi c toulousaines (Rue de Metz). Les pots catalytiques et les fi ltres à particules ont permis une nette réduction des émissions en monoxyde d’azote, particules et monoxyde de carbone ; cependant le processus de catalyse produit une augmentation du dioxyde d’azote émis par les véhicules automobiles. L’augmentation du trafic, la diésélisation du parc automobile entraînent également une augmentation des niveaux en dioxyde d’azote.
Plusieurs déclenchements de la procédure d’information enregistrés en 2010 Pour la première fois, la procédure d’information du public avait été déclenchée en 2009 pour le dioxyde d’azote. En 2010, la procédure d’information du public a été déclenchée à trois reprises pour le dioxyde d’azote. La réglementation (arrêté préfectoral du 7 juillet 2009 pour la Haute-Garonne) prévoit en effet le déclenchement de cette procédure pour l’agglomération toulousaine lorsque deux stations de l’ORAMIP dépassent le seuil de 200 μg/m3 ou lorsqu’un dépassement de ce seuil est prévu par le modèle de l’ORAMIP. 3 procédures d’information du public déclenchées les 18 janvier, 2 février et 16 mars dans l’agglomération toulousaine. Le maximum horaire enregistré est de 253 μg/m3 sur le périphérique et 280 μg/m3 en fond urbain à la station de Toulouse-Jacquier. Il s’agit des concentrations en dioxyde d’azote les plus élevées enregistrées en fond urbain sur l’agglomération toulousaine depuis la mise en place du réseau de surveillance.
Rappel : 1 µg/m3 = 1 microgramme par mètre cube = 1 millionième de gramme de polluant par mètre cube d'air